Trophées 813 – romans francophones [1] : Hôtel du Grand Cerf

Hôtel du Grand Cerf, de Franz Bartelt, paru l’an dernier dans la collection cadre noir, aux éditions du Seuil est l’un des cinq romans sélectionnés pour le second tour des trophées 813 dans la catégorie « romans et nouvelles francophones ».

Mais que sont les trophées 813, comment ça marche? Je vous ai tout expliqué dans cet article de présentation.

Retrouvez les chroniques des autres livres sélectionnés grâce au mot clé Trophées 813.

Franz Bartelt est un auteur français, mais son roman Hôtel du Grand Cerf se déroule principalement en Belgique, on tient donc là une petite touche d’internationalisation francophone.

Un journaliste parigot se rend dans un bled paumé des Ardennes belges pour enquêter dans le cadre d’un reportage sur la mort (suspecte mais classée accidentelle) d’une actrice qui remonte à un demi-siècle. Mais voilà-t-y pas que son séjour coïncide avec des meurtres et disparitions bien actuels qui mettent en lumière une vérité crue : ce paisible village n’en a jamais vraiment été un.

Dans la plus pure tradition du roman noir, l’enquête sert plus de prétexte pour dépeindre les mœurs et jeter un regard acide sur la société qu’à entretenir un suspense fou pour tenir le lecteur en haleine. Même si, parfois, les motivations des personnages restent un peu floues (ce qui est quand même gênant dans un genre littéraire fondamentalement comportementaliste), elle remplit parfaitement son rôle et la description caustique de gens ordinaires est efficace et agréable à lire.

L’autre point central de ce roman, c’est l’humour noir. Celui-ci repose notamment sur le personnage du flic belge, obèse et malotru qui vient enquêter sur les événements. Là, je dois dire que je suis plus mitigé. Il y a des scènes, et notamment des dialogues vraiment épiques, mordantes et tordantes, servies par une écriture de très haute qualité. Pourtant, le personnage et les scènes l’entourant sont parfois indigestes. C’est voulu, l’outrance fait partie de l’humour déployé, mais ce n’est pas toujours plaisant. Question de goût, bien évidemment, toute les chroniques que j’ai lues vantant sans nuance l’humour du livre.

En conclusion, un bon roman, très bien écrit, mais dont la lecture n’a pas été 100% plaisir.

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