Trophées 813 – romans francophones [3] : Comme de longs échos

Comme de longs échos, d’Elena Piacentini, paru l’an dernier dans la collection Fleuve Noir aux Éditions du Fleuve, est l’un des cinq romans sélectionnés pour le second tour des trophées 813 dans la catégorie « romans et nouvelles francophones ».

Mais que sont les trophées 813, comment ça marche? Je vous ai tout expliqué dans cet article de présentation.

Retrouvez les chroniques des autres livres sélectionnés grâce au mot clé Trophées 813.

Au bout de quelques pages, ce qui m’interrogeait le plus, c’était le style. Était-ce joliment travaillé et beau, ou était-ce un peu ampoulé, lourd et prétentieux ? Rapidement je ne me suis plus posé de questions sur le style, comme quoi il devait finalement être bien.

Une femme est assassinée, son bébé enlevé, son mari suspecté. On suit l’équipe de flics qui enquête sur l’affaire, pressée par l’urgence s’ils veulent avoir une chance de retrouver le bébé vivant. Évidemment, ils n’ont pas de piste sérieuse ni d’indice et, quand ils pensent en avoir, ça ne veut pas dire qu’ils sont sur la bonne pente. Toute cette partie est très efficace, bien faite. Je me serai juste accommodé d’un peu moins de redondance dans les rappels de combien le monde et les humains peuvent être horribles et combien ce n’est pas facile pour un flic de ne voir toujours que la lie de la société sans perdre espoir en l’humain. Le personnage central est une femme flic dont la carapace froide et dure cache des fêlures profondes. Ce n’est pas bien original mais celle-ci n’est pas la pire du genre, loin de là. J’ai apprécié le fait qu’on n’apprenne jamais vraiment la nature des traumatismes de cette flic1 ). En parallèle, un ancien poulet, pas fait pour être poulet et reconverti en ours ariégeois, suit l’affaire qui ressemble beaucoup à celle qu’il a traitée 20 (ou 30, je ne sais plus) ans plus tôt et qui a signifié la fin de sa carrière poulardière. Oeuf corse, il va se mettre en contact avec l’équipe en charge du dernier enlèvement, convaincu qu’il y a un lien. Le suspens est assez bien maintenu, à l’aide de pistes dont on se demande si elles sont vraies ou fausses. J’ai trouvé le dénouement très peu convainquant, mais au moins j’ai pris du plaisir avant d’y arriver.


1 Vu que c’est le premier roman autour de ce personnage, Piacentini se laisse-t-elle la porte ouverte à des révélations dans un prochain ouvrage?

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s