Trophées 813 – prix Michèle Witta [3] : Candyland

Candyland, de Jax Miller, paru l’an dernier dans la collection ombres noires chez Flammarion, est un des cinq romans sélectionnés pour le second tour des trophées 813 catégorie « prix Michèle Witta – romans étrangers ou recueils de nouvelles étrangères ».

Mais que sont les trophées 813, comment ça marche ? Je vous ai tout expliqué dans cet article de présentation.

Retrouvez les chroniques des autres livres sélectionnés grâce au mot clé Trophées 813.

En couverture de Candyland, on voit une grande roue, mais ce sont plutôt les montagnes russes qui illustrent mon ressenti de lecture. Des moments de réel intérêt alternés avec des passages qui m’ont vraiment barbé.

Dès la lecture du quatrième de couverture, j’ai eu peur de ce que donnerait la centralité de personnages Amish et je n’ai pas eu d’agréable surprise. Je ne vois vraiment pas ce que ça apporte, si ce n’est d’enfiler quelques clichés comme des perles qu’on retrouve dans tous les bouquins ricains intégrant des amish (dont le personnage non-amish qui déboule chez eux et dit avoir l’impression d’avoir fait un voyage dans le temps, l’innocence des amish débarquant dans notre monde…). D’ailleurs j’ai trouvé qu’il y avait trop de clichés éculés dans le roman, pas mal d’expressions très bateaux au sens douteux (après, il m’est difficile de distinguer ce qui tient de l’autrice ou de la traductrice, et, puisque j’aborde les étapes suivant la rédaction, j’ai été effaré par le nombre de coquilles laissées par Flammarion).

A l’inverse, j’ai été séduit par les lieux de l’intrigue, l’ancienne ville minière rongée par la drogue et le chômage et en même temps dans une région très isolée et rurale, au climat extrêmement dur. Je suis cependant resté frustré par le manque d’exploitation de cette ambiance si particulière.

Globalement les personnages principaux sont consistants et intéressants, ce n’est hélas pas le cas de tous le personnages secondaires, parfois juste agaçants (à l’exception des montagnards rustres et retranchés hors de la société, sauf quand il s’agit d’y écouler leur gnôle clandestine et surtout leur meth maison).

Les hauts et les bas, sont aussi l’apanage de l’intrigue. Par moment, je m’y suis plongé, puis je décrochais ou étais déçu de retournements cousus de fil blanc. Sans spoiler, il en est pourtant un (à la fin) qui est intéressant et (pour ma part) inattendu. Mais au final, il est trop tardif ou trop in petto pour qu’on l’attende avec impatience et pas assez bouleversant pour provoquer la jubilation de reconsidérer tout le bouquin sous un jour nouveau. La construction est de bonne facture, rien à redire là-dessus, mais ça manque de loopings, les montagnes russes ne se muent jamais en grand huit. Bref, pas un mauvais bouquin, mais je ne suis pas convaincu pour autant, trop de pages m’ont ennuyé ou agacé, et je suis assez surpris de voir combien de personnes aux goûts proches des miens l’ont adulé.

 

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